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- Aperçu sur le terrorisme

Le Yishouv (la communauté juive politiquement organisée sur la terre d’Israël, avant la naissance de l’Etat), puis la société israélienne, ont toujours vécu avec le terrorisme. A côté de l’action militaire, les ennemis d’Israël ont toujours brandi le spectre de cette forme d’action radicale qui ignore toute morale et toute loi.

A l’époque du Yishouv

Les premiers actes terroristes arabes ont lieu bien avant la naissance d’Israël. A l’époque du Yishouv des bandes arabes pillent les implantations juives. Ces actions amèneront la mise en place du premier réseau juif de défense, l’Hashomer, en 1908.

La mise en place du mandat britannique entraîne la colère de nombreux Arabes qui s’estiment spoliés. Derrière la figure d’Hadj Hamin Al Husseini, qui deviendra peu après le grand Mufti de Jérusalem, l’opposition armée au sionisme s’organise. Des émeutes éclatent en 1920 un peu partout dans la Palestine mandataire. A Jaffa, dans un verger, le poète Haïm Brenner est assassiné.

Neuf ans plus tard, deuxième acte. Cette fois, c’est un véritable pogrome que les Arabes font subir aux Juifs de Hébron : plus de 60 morts et la fin de cette communauté jusqu’en 1967.

De 1936 à 1939, c’est la grande révolte arabe. De nombreux attentats sont perpétrés contres les Juifs auxquels répondront alors des actes de terreur perpétrés par des Juifs contre des Arabes.

Vers la fin des années 40, tout semble s’orienter vers la solution de la partition de la Palestine en deux états, l’un Juif, l’autre Arabe. L’opposition des Arabes est totale et les attaques reprennent de plus belle, laissant une place de plus en plus importante cette fois aux armées régulières.

La défaite des Arabes lors de la guerre d’indépendance va relancer le terrorisme. A partir des années 50, des bandes armées soutenues par l’Egypte et la Jordanie, installées surtout dans la bande de Gaza, mènent des opérations terroristes du côté israélien de la frontière : ce sont les Fedayins.

Les défaites arabes en 56 et en 67 amènent le terrorisme arabe à s’intensifier. D’autant que les années 60 voient le principal protagoniste du conflit face à Israël sortir de sa léthargie : les Palestiniens eux-mêmes cessent de se faire représenter par les pays arabes et investissent le devant de la scène.

Le terrorisme devient rapidement le principal moyen d’action : attentats à la mitrailleuse, bombes, voitures mais aussi réfrigérateurs piégés,etc, puis détournements d’avions à partir des années 70, opérations commandos commanditées et exécutées depuis le Liban où l’OLP a pris place, et enfin, à partir des années 90 et au vu du succès des mouvements islamistes palestiniens, les Kamikazes qui se donnent la mort pour mieux tuer !

Un combat asymétrique

La pratique du terrorisme révèle l’asymétrie des moyens et des possibilités. En semant la terreur en Israël, les terroristes n’espèrent pas tant voir les territoires se vider que de créer un moyen de pression pour obtenir des concessions. Car si le terrorisme n’auréole les mouvements palestiniens d’aucune victoire militaire, il affaiblit l’Etat d’Israël de plusieurs manières :

Le premier domaine d’affaiblissement est démographique. L’Alya baisse et le nombre d’israéliens allant vivre à l’étranger augmente. Ainsi, le terrorisme peut-il contribuer à empêcher Israël de garder sa supériorité démographique sur les Arabes, à l’intérieur du pays.

Le terrorisme décourage également les investisseurs et les touristes et a donc un poids économique. Enfin, il isole la société israélienne et accroît sa vulnérabilité, stigmatisant les dissensions gauche-droite. On a ainsi la création de deux discours sur le terrorisme, la gauche l'attribuant à la "colonisation" et à la répression exercée sur les palestiniens, la droite voyant au contraire l'expression du terrorisme comme un aveu de faiblesse de la part d'Israël dont la force militaire est trop retenue. Des opinions qui nourrissent la polémique sur l'Etat palestinien et le partage de la terre.


Date de création : 27/09/2007 - 18:58
Dernière modification : 27/09/2007 - 18:58
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