 Vie d’Elie Kremer, connu sous le nom de Gaon (génie-excellence) de Vilna, maître de tout le monde ashkénaze d’Europe de l’Est, représentant d’un judaïsme conservateur mais réformé et grand pourfendeur du hassidisme. Le futur Gaon de Vilna est un enfant prodige : A six ans, il avait déjà étudié toute la Bible et une partie du talmud ; A 13 ans, il connaissait une grande partie de la littérature talmudique et mystique. Devenu adulte, il se vit offrir de nombreuses offres de postes rabbiniques, y compris celle de la ville de Vilna, mais il les déclina toutes, voulant se vouer à l’étude. La vocation à l’étude a pour le Gaon un sens intégral : il consacre un maximum chaque jour à l’étude et un minimum à satisfaire ses besoins matériels, qu’il réduit au minimum. Exemple : ses volets sont fermés même le jour pour ne pas qu’il se déconcentre de son étude en regardant ce qui se passe dehors. Autre exemple : il ne dort jamais plus de deux heures chaque nuit, et ce, par tranches d’une demi-heure. Pour ne pas s’endormir plus, il met les pieds dans une bassine d’eau glacée. Outre de fixer une limite à l’expansion du Hassidisme, l’œuvre du Gaon comprend quelques réformes essentielles qu’il a voulu insuffler à la vie juive : - Simplifier la prière : Le Gaon voulait simplifier la prière en y éliminant les poèmes qui l’accompagnait (les piyoutim). Il fonde à cet effet une Synagogue à Vilna. - Le Gaon veut remplacer la gymnastique sur le Talmud par une étude rigoureuse de son sens profond. Il insufflera à ses étudiants un enseignement dans ce sens. - Le Gaon encourage l’acquisition de connaissances générales en plus de connaissances de Torah, principalement avec l’objectif de mieux accomplir les commandements divins. A l’un de ses étudiants, il demandera de traduire les éléments d’Euclide, qu’il juge importants. |