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d'histoire des Juifs |
- L'origine des protocoles des sages de Sion
En 1882, les russes inaugurent une violente politique antijuive avec les "lois de mai", politique résumée par la phrase : « un tiers mourra, un tiers se convertira, un tiers émigrera ». En 1894, le dernier tsar de Russie, Nicolas II succède à Alexandre III. Les cercles conservateurs et antisémites craignent que le nouveau tsar ne remette cette politique en cause. Ils veulent absolument le convaincre des mauvais desseins des Juifs. Quitte à fabriquer un faux texte pour cela. Les protocoles sont nés !
![]() L’auteur de cette initiative est Pierre Ratchkovski, chef de l’Okhrana, la police politique russe, à Paris. Le 27 décembre 1893, la France et la Russie signent une entente, qui sera une étape importante dans la cristallisation des blocs avant la Première guerre mondiale. Pour la Russie tsariste, l’entente avec la France doit garantir le calme à sa frontière occidentale avec l’Allemagne et lui permettre de se maintenir. Pour Nicolas II, qui hérite de l’entente, les relations avec la France sont un enjeu de taille. Pierre Ratchkovski craint que la France, désormais alliée, n’influence le tsar vers un assouplissement de la législation antijuive. A cette époque, le statut des Juifs en Russie est régit par les « lois de mai » émises en 1882 : Les Juifs ont été contraints de quitter toutes les villes de moins de 10 000 habitants, même dans la zone de résidence : c’est condamner de nombreux Juifs à mourir de faim dans des villes surpeuplées. C’est aussi compter sur le sentiment populaire pour se charger de finaliser le travail ; Des quotas stricts ont été fixés, puis durcis, pour les Juifs qui peuvent être acceptés au secondaire, à l’université et dans de nombreuses professions. Pour Ratchkovski, l’antisémitisme doit être la clé de voûte du pouvoir tsariste. Pour ne pas que le Tsar flanche sous l’influence parisienne, il va faire fabriquer un faux qu’il va lui soumettre pour le convaincre que son pouvoir est réellement menacé par les Juifs. Il fait donc appel à l’un de ses agents, Mathieu Golovinsky, spécialisé dans la fabrication de faux. Golovinsky aura une tâche facile : Maurice Joly, avocat et écrivain français, a publié en 1864, à Bruxelles, Dialogue aux enfers entre Machiavel et Montesquieu. Ces dialogues sont une critique acerbe du troisième empire. Montesquieu représente la vision politique vertueuse mais pour Machiavel, toute vertu doit être utilisée pour parvenir à ses fins. Joly dénonce les méthodes de Napoléon III : hypocrisie, subversion, guerre, guerre économique, division, manipulation… Golovinsky prend le texte et le plagie. De 25 dialogues, il fait 24 protocoles ou Montesquieu a disparu. Reste Machiavel, dont les mots, quasiment inchangés, sont passés dans la bouche d’un mystérieux sage de Sion, qui s’adresse, dans 24 réunions tenues secrètes, aux chefs de la juiverie internationale. Tous les moyens par lesquels Joly pense que Napoléon III veux dominer la France, sont désormais les moyens mis au service des Juifs pour dominer le monde. Date de création : 16/09/2007 - 17:34 Utilisez la librairie
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