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home.gifBienvenue sur Histoire des Juifs.com

Bonjour, Shalom,

C'est avec beaucoup de plaisir que je vous informe de la publication de mon premier ouvrage: Le Judaïsme et l'environnement, publié aux éditions Calligraphy et préfacé par Benjamin Gross.
Cet essai est la première synthèse en langue française sur l'écologie politique dans la perspective de la tradition d'Israël.
 
 
Merci de diffuser l'information à vos connaissances, sans modération...
 
Jonathan Aikhenbaum

 

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Histoire de ma vie de Zeev Jabotinsky, livre traduit par P.I lurçat - par Histoire des Juifs.com

 

Les années parisiennes de Vladimir Zeev Jabotinsky

 

Jabotinsky, Paris, sionisme, traductionOn connaît l'épisode fameux de la dégradation du capitaine Dreyfus, en 1895, et le rôle central qui lui est généralement attribué dans l'élaboration de la doctrine du fondateur du sionisme politique, Theodor Herzl, alors correspondant à Paris de la Neue Freie Presse. Beaucoup moins connu, en revanche, est le séjour parisien du célèbre dirigeant sioniste, Vladimir Jabotinsky. C'est en effet à Paris que celui-ci fonda l'Union sioniste révisionniste (Hatzohar) – ancêtre du Likoud – dans l'arrière-salle du café du Panthéon. Paris fut le siège de l'Union sioniste révisionniste entre 1925 et 1935, et la France occupa aussi une place centrale dans l'activité politique, journalistique et littéraire du dirigeant sioniste.

 Deux remarques préliminaires : la première est que Jabotinsky a passé presque toute sa vie à voyager, non pas pour son plaisir, mais pour son travail de journaliste, puis de dirigeant sioniste. Il était, observe Joseph Nedava, un "citoyen du monde" au plein sens du terme, parvenant à se sentir chez lui dans tous les pays qu'il visitait, notamment grâce à ses prodigieuses capacités linguistiques. Cette description doit être tempérée, en ajoutant que Jabotinsky ne se reconnaissait qu'une "patrie spirituelle" – l'Italie, pays où se forma sa conscience politique – et que ses regards furent toute sa vie tournés vers Sion, même s'il n'y vécut que quelques années. D'autre part, il avait appris le français dans sa jeunesse, grâce à un cousin, comme il le confie dans son autobiographie.

 

Dans quelles circonstances s'installe-t-il à Paris ? Les raisons sont à la fois politiques et familiales, comme on le comprend en lisant ses différents biographes (son Autobiographie, rédigée en hébreu, s'interrompt malheureusement après la Première Guerre mondiale, Jabotinsky n'ayant pas eu le loisir de l'achever, puisqu'il est décédé subitement aux États-Unis en 1940). Après son arrestation par les autorités britanniques, en raison de son rôle dans la défense du yichouv contre les pogromes arabes de 1920, il est emprisonné à la forteresse d'Acco. Mais la vague de protestations, en Eretz-Israël (où les prisonniers juifs reçoivent notamment le soutien du grand rabbin Abraham Itshak Hacohen Kook) et dans le monde, contraint les Anglais à libérer Jabotinsky, qui est expulsé d'Israël. Il décide alors de s'installer en Europe, avec sa femme et son fils Eri.

La famille Jabotinsky se fixe tout d'abord à Londres, puis à Paris où Eri entame des études d'ingénieur à l'École centrale (d'où il sortira en 1933). Entre 1924 et 1934, Paris est donc le port d'attache du dirigeant sioniste, même s'il continue de voyager sans cesse (il revient ainsi en Eretz-Israël entre 1928 et 1930). C'est à Paris que siège l'Union mondiale des sionistes révisionistes, entre 1925 et 1935 (avec quelques intermèdes londoniens). C'est aussi à Paris qu'est publié le journal sioniste-révisionniste Rassviet (L'Aube), auquel Jabotinsky apporte une contribution décisive *.

 

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Jabotinsky et la redaction du "Rassviet"

 

Avant d'être un dirigeant sioniste, on le sait, Jabotinsky fut en effet un journaliste de talent et un écrivain fameux, au point que sa conversion au sionisme fut qualifiée par Maxime Gorki de "perte irrémédiable" pour la littérature russe... Mais "Jabo" ne renonça jamais à écrire, même lorsqu'il devint un militant et qu'il passa sa vie à voyager à travers le monde, de l'Afrique du Sud aux États-Unis et des quatre coins de l'Europe à l'Afrique du Nord (où il fut envoyé comme correspondant de guerre au début de la Première Guerre mondiale). Les pages de son Autobiographie (inédite en français) – rédigées le plus souvent dans les cabines de bateaux, pendant ses fréquentes traversées de l'océan et de la Méditerranée – témoignent de son grand talent littéraire.

Paris devient donc au milieu des années 1920 le siège de l'activité politique et journalistique dejabotinsky,paris,sionisme,traduction Jabotinsky. Il y trouve – et c'est sans doute une des raisons du choix de la capitale française – un vaste public juif russophone, constitué notamment de Juifs ayant fui la Révolution et ses contrecoups. Pendant les premières années, la rédaction du journal Rassviet est hébergée dans son propre appartement, 71 rue de la Tombe-Issoire (derrière le Parc Montsouris). A partir de janvier 1928, l'Union révisionniste loue des locaux rue Blanche, qui abriteront la rédaction du journal jusqu'en 1934, date à laquelle elle s'installe définitivement à Londres.

Malgré ses nombreux séjours en France et sa connaissance intime de la vie politique française (il se lia d'amitié avec plusieurs homme politiques français, comme Gustave Hervé et Anatole de Monzie), Jabotinsky n'eut jamais avec ce pays les relations de proximité intellectuelle qu'il ressentit à l'égard de l'Italie, sa "seconde patrie". Il fut aussi déçu par l'attitude des Juifs de France à plusieurs reprises, en particulier à l'occasion du pogrome de Constantine en 1935. Cela ne l'empêcha pas d'y passer de rares vacances, notamment en Provence (où il séjourna, un an avant son décès, avec sa femme et son fils).

 

jabotinsky,paris,sionisme,traductionLa rencontre Jabotinsky-Delcassé : une occasion manquée pour la France

Doué d'une intelligence hors du commun, Jabotinsky possédait aussi une grande pénétration psychologique, comme en atteste l'épisode suivant, rapporté dans sonAutobiographie.  "[Gustave] Hervé me présenta au ministre des Affaires étrangères – le grand et célèbre Delcassé... Cette conversation m'a révélé pour la première fois un secret, qui s'est confirmé plusieurs fois par la suite lors de mes rencontres avec les grands de ce monde : chez les peuples bienheureux, qui ont un pays, des frontières et un gouvernement, il n'est pas besoin d'être un génie pour atteindre le sommet de l'échelon politique. Mais cela est autrement plus difficile chez nous, au sein du mouvement sioniste...

Ce Delcassé était resté fidèle à l'ancienne école de la diplomatie : celle des adeptes du secret et du mystère, dont Talleyrand a résumé la doctrine dans une formule immortelle – "la parole a été donnée à l'homme pour déguiser sa pensée". Peut-être cette doctrine avait quelque fondement dans le passé : mais en 1915, cet usage était déjà considéré comme infantile, et chacun sait que les meilleurs diplomates le tournaient en ridicule et se paraient, au contraire, d'un masque de sincérité artificielle. Mais la France, à cette époque, croyait encore à Racine et à Corneille...

Je ne voudrais pas exagérer le rôle que je jouai alors, rôle qui fut sans aucun doute de peu de valeur ; mais je suis absolument certain que ce matin-là, la France perdit, par la faute de ce même Delcassé, une chance qui, à ses propres yeux, n'était pas du tout dénuée de valeur. Je veux parler non seulement de la possibilité de créer une légion hébraïque dans le cadre de son armée, mais d'une chose encore bien plus importante..."

Cet entretien, dont Jabotinsky donne un compte-rendu fidèle avec une pointe d'ironie, a un intérêt historique évident. On y apprend en effet que le mouvement sioniste, dont Jabotinsky était à l'époque un des principaux dirigeants aux côtés de Weizmann, était à la recherche d'un allié européen, rôle qui aurait pu échoir à la France plutôt qu'à l'Angleterre, si Delcassé avait été plus intelligent... Mais on y trouve aussi une illustration du regard perçant avec lequel "Jabo" savait juger les grands de ce monde. Comme Herzl, qui vécut lui aussi à Paris des années décisives pour son entreprise politique, Jabotinsky avait la clairvoyance et la modestie de ceux qui œuvrent entièrement au service d'une idée. Tous deux donnèrent leur vie à l'idéal du Retour à Sion.

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* Voir l'article de Simon Markish, Quand Vladimir Jabotinsky était parisien. Le Rassviet, revue sioniste-révisionniste en langue russe, Archives juives 2003.

(Article paru dans ISRAEL MAGAZINE)

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Publié le 02/05/2013 - 17:27  - aucun commentaire aucun commentaire - Voir? Ajouter le vôtre?   Prévisualiser  Imprimer l'article

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